S’ATTAQUER AU HARCÈLEMENT SEXUEL ET AU SEXISME DANS LE MOUVEMENT VÉGANE PAR LA PRISE DE CONSCIENCE ET LE RESPECT DE LA DIGNITÉ

PAR DOCTEURE MÉLANIE JOY

Cet article a été écrit à la suite de multiples accusations de harcèlement sexuel contre des dirigeants masculins du mouvement américain pour les droits des animaux. La question a été un sujet brûlant parmi les défenseurs américains des animaux et a même attiré la couverture médiatique grand public, dans des publications telles que le New York Times et Politico. Certains hommes occupant des postes de direction élevés au sein d’organismes de protection des animaux ont démissionné et certains principaux donateurs retirent des fonds d’organismes qui ne se sont pas engagés à assurer un milieu de travail sécuritaire et respectueux pour les femmes.

Lorsque j’ai entendu parler des récentes accusations de harcèlement sexuel portées au sein du mouvement végane, j’ai été attristée, mais pas surprise. Là où le sexisme prévaut, les agressions sexuelles sont inévitables, et le sexisme est un système mondial profondément enraciné qui touche tout le monde, y compris les véganes. Le harcèlement sexuel est la pointe de l’iceberg du sexisme, une manifestation visible d’un problème plus profond. Le harcèlement sexuel ne pourrait pas exister dans un monde sans sexisme, tout comme le fait de manger (inutilement) des animaux ne pourrait pas exister dans un monde sans carnisme.

Donc bien qu’il soit important que le problème du harcèlement sexuel soit abordé dans le mouvement végane (et au-delà), je crois que nous devons nous concentrer sur les racines du problème, les croyances et les comportements sexistes qui créent un terrain fertile pour l’émergence du harcèlement sexuel, ce qu’un certain nombre de brillantes féministes véganes préconisent depuis des décennies. Je crois également que nous devons discuter du problème d’une manière qui augmente la probabilité que nous nous dirigions vers un changement positif et ne finissions pas par renforcer les schémas de communication dysfonctionnels et par approfondir les divisions qui nuisent aux individus et à notre mouvement – que les discussions sur la question respectent la dignité de tou-te-s les participant-e-s et offrent des occasions pratiques de transformation.

Alors, comment pouvons-nous aborder la question du sexisme ? Premièrement, nous devons comprendre ce qui nous empêche de le faire et, par conséquent, ce que nous pouvons faire pour contourner un tel obstacle. Le principal obstacle à la lutte contre le sexisme est le fait que le sexisme crée une mentalité chez les hommes (et aussi chez certaines femmes, qui peuvent défendre involontairement des comportements sexistes) qui les amène à la fois à ne pas le voir et à le défendre intensément. Étant donné les dommages considérables causés par le sexisme et la prévalence avec laquelle il s’exprime – les attitudes et les comportements sexistes sont tissés à travers le tissu même de la vie quotidienne – les personnes qui peuvent le voir, et qui en sont les destinataires, ressentent nécessairement l’urgence de sensibiliser, faire prendre conscience, urgence que beaucoup de véganes ressentent concernant la sensibilisation au carnisme. Et, en effet, le principal outil de transformation est la prise de conscience.

De nombreux véganes reconnaissent le rôle central de la prise de conscience dans la transformation du carnisme : la prise de conscience des conséquences du carnisme (par ex. la souffrance animale, la destruction de l’environnement, les problèmes de santé humaine), du véganisme comme alternative éthique au carnisme et, souvent, de la façon dont les non- véganes se défendent contre la prise de conscience – la prise de conscience du privilège carnistique. Le privilège carnistique est une structure mentale défensive qui est déclenchée chaque fois que le droit d’un non- végane de manger des animaux est remis en question, et qui déforme les perceptions du non- végane et bloque son empathie, rendant ainsi toute conversation rationnelle impossible et, par conséquent, toute action compatissante improbable.

La prise de conscience est également essentielle pour transformer le sexisme – la prise de conscience de la nature et de la dynamique du sexisme, du féminisme comme alternative éthique et de la structure défensive qui maintient le sexisme en place en faisant résister les hommes à la prise de conscience : le privilège masculin. Nous devons reconnaître les façons spécifiques dont le sexisme se manifeste et se perpétue – dont beaucoup sont subtiles et indétectables sans une base de connaissances sur le sexisme et la dynamique des genres – et nous devons rendre visibles les façons dont le privilège masculin déforme les perceptions des hommes et bloque leur empathie, transformant les discussions potentiellement éclairantes sur le sexisme en débats destructeurs qui renforcent, plutôt que de transformer, le problème.

Moi (et plusieurs de mes collègues femmes) avons essayé de parler du sexisme dans le mouvement au fil des ans. Mais la grande majorité du temps, on a répondu à mes inquiétudes de la même manière que les préoccupations des véganes sont prises en compte par des non- véganes sur la défensive : au mieux, elles ont été reconnues mais vite oubliées. Plus souvent, la réaction a été une vive opposition contre moi et, probablement, contre ce que je représentais : une menace au statu quo sexiste. À maintes reprises, j’ai exprimé mes préoccupations – objectivement, doucement, mais avec l’urgence qu’elles méritaient selon moi. J’ai signalé des violations des limites sexuelles dont j’ai été témoin lors de certaines de mes visites à des organisations de défense des droits des animaux, comme les superviseurs masculins essayant de flirter avec leur personnel féminin, et on m’a répondu que je ne faisais des histoires pour rien. J’ai attiré l’attention sur des attitudes sexistes, comme quand des hommes évaluent ouvertement l’attrait physique d’une femme – sa « jeunesse et sa beauté » – de la même façon dont ils estiment une voiture de luxe et on m’a dit que les hommes sont comme ça. J’ai suggéré d’utiliser un langage non sexiste ou de veiller à ce que les filles et les femmes soient suffisamment représentées dans les documents de sensibilisation et on m’a rétorqué que le politiquement correct allait trop loin. J’ai partagé mes expériences personnelles de sexisme avec des hommes en pensant qu’ils allaient comprendre – comme lorsque, par exemple, j’étais la seule femme à faire partie d’un panel et que les hommes m’interrompaient et parlaient constamment en même temps que moi – pour entendre répondre « ça n’a rien à voir avec le genre ; c’est juste une question de culture ». J’ai entendu des hommes qui, lors de conférences sur les droits des animaux, se traitaient de « femmelettes » et utilisaient le mot « femme » comme une insulte, et quand je leur disais que ce langage était offensant, on me disait que j’exagérais. Ce ne sont là que quelques exemples qui ont marqué mon expérience en tant que femme essayant de naviguer et de sensibiliser les hommes au sexisme.

Dans tous les cas, des hommes qui n’avaient pratiquement aucune connaissance – aucune conscience – du sexisme, du féminisme et des privilèges masculins, ont plaidé passionnément contre moi, malgré le fait que je vivais dans un corps féminin depuis un demi-siècle, que j’avais donné des cours collégiaux sur le féminisme et que j’avais un doctorat en psychologie sociale. Telle est la nature du privilège : il déforme les perceptions de sorte que les gens croient qu’ils sont plus instruits qu’ils ne le sont réellement, et il leur fait percevoir une opinion comme un fait et un fait comme une opinion. Et le privilège fait que les gens ne voient pas leur propre système de défense : la forteresse mentale du privilège n’est visible que lorsque nous nous trouvons de l’autre côté. C’est pourquoi les non-véganes, qui ne savent pratiquement rien du carnisme ou du véganisme, peuvent soudainement agir comme des experts lorsqu’ils sont confrontés à un végane averti, et débattre des faits présentés par le végane comme s’il s’agissait d’opinions et présenter leurs propres opinions comme s’ils étaient des faits (par exemple : « Les animaux ne souffrent pas vraiment dans les fermes à taille humaine/bio » ou : « Il n’est pas possible de construire du muscle sans consommer des protéines animales »). Lorsque l’écart en termes de connaissances est si important et que les privilèges faussent les perceptions au point où nous ne pouvons pas nous entendre sur les faits de base d’une question, il est impossible de mener une conversation rationnelle et, par conséquent, de trouver une solution viable.

Au bout d’un moment, j’ai cessé de parler de sexisme avec la majorité de mes collègues masculins (et j’ai décidé de commencer à écrire à ce sujet à la place). Je me suis rendu compte que l’impasse de la conversation était insurmontable. Au lieu de m’écouter, mes collègues polémiquaient avec moi, jouaient l’avocat du diable, procédaient à un contre-interrogatoire de mes « arguments » et utilisaient des anecdotes personnelles pour « réfuter » mon argument selon lequel le sexisme est un problème chez les véganes (et au-delà). Et ils ne voulaient pas acquérir plus de connaissances dans les domaines clés qui les aideraient à contourner leur privilège masculin et à discuter de la question d’un point de vue éclairé. Les livres que je recommanderais étaient « trop ennuyeux », les blogs et les articles « trop provoquants », et les films « trop longs » – et ces réactions provenaient de certains des consommateurs d’informations les plus voraces que je connaisse. Ou bien ils me proposaient une contrepartie : « Je lirai un livre sur le sexisme si tu lis un livre sur la façon dont le féminisme est allé trop loin », niant ainsi complètement le fossé en termes de connaissances. Imaginez un non-végane disant qu’il ne lira Libération animale que si que le végane lit Le Mythe végétarien, comme si le végane n’avait pas passé sa vie à être nourri à la cuillère de la propagande carnistique comme tout le monde. J’ai arrêté de parler de sexisme aussi parce que mes relations avec beaucoup d’hommes autour de moi commençaient à en souffrir (du moins de mon côté ; en général, c’est seulement la personne de l’autre côté du privilège qui se sent invisible et peu sûre et qui lutte pour maintenir son respect de l’autre, comme un végane qui est la cible de l’humour hostile carnistique d’un non-végane ne peut pas se sentir relié à cette personne, alors que le non-végane sent que tout va bien pour lui).

Le plus triste pour moi, c’est que je savais que ces hommes véganes se souciaient sincèrement des autres, de leur impact sur le monde et de la justice. Bien sûr, nous pourrions dire la même chose des nombreux non-véganes qui se soucient des animaux mais qui refusent de prendre le véganisme au sérieux et qui continuer à les manger. En effet, alors que ce sont les harceleurs sexuels qui commettent les violations manifestes, ce sont les spectateurs qui créent un environnement où de telles violations sont possibles, voire inévitables – tout comme la violence des entreprises agroalimentaires est rendue possible par une population de consommateurs complices. L’une des grandes tragédies des systèmes d’oppression comme le sexisme et le carnisme est l’épidémie invisible de gens biens qui ne font rien. Il peut parfois être plus douloureux de voir les témoins passifs de l’injustice que ses auteurs directs. Nous attendons plus des gens en qui nous croyons. C’est peut-être pour cela que le Dr Martin Luther King, Jr. a dit : « En fin de compte, nous ne nous souviendrons pas des paroles de nos ennemis, mais du silence de nos amis. »

Si nous voulons enrayer la vague de destruction sexiste, nous devons veiller à ce que ceux qui ne sont pas conscient du sexisme, du féminisme et des privilèges masculins acquièrent des connaissances. Avoir des connaissances signifie être conscient-e, être informé-e intellectuellement et émotionnellement. La conscience, c’est à la fois connaître les faits et faire preuve d’empathie envers les personnes qui sont lésées par le privilège. Ceci est particulièrement vrai pour les hommes, qui ont inévitablement hérité d’une mentalité sexiste (tout comme les non-véganes ont hérité d’une mentalité carniste) et pour qui la pensée sexiste restera l’option par défaut jusqu’à ce qu’ils prennent la décision consciente de l’intercepter. En d’autres termes, les hommes ne peuvent pas le changer s’ils ne savent pas comment le système qu’ils perpétuent fonctionne et, plus précisément, comment il influe sur leurs perceptions et motive leurs sentiments et leurs comportements. La connaissance est également importante pour les femmes. Beaucoup de femmes ne s’expriment pas au sujet du sexisme, non seulement parce que la culture sexiste les fait taire, mais aussi parce qu’elles ne reconnaissent pas les comportements sexistes lorsqu’elles les voient, de la même façon que beaucoup de véganes ne reconnaissent pas la défensive carnistique quand ils en sont les destinataires. Les leaders organisationnels, en particulier, doivent acquérir ces connaissances pour ne pas finir par tolérer et perpétuer le sexisme.

Et celles d’entre nous qui tentent de parler de sexisme ont besoin de faire le dur travail d’honorer nos sentiments valides de colère, de frustration et souvent de désespoir, tout en ne permettant pas à nos émotions de nous faire violer la dignité des hommes en communiquant avec eux et à leur sujet d’une manière qui nie ou diminue leur valeur essentielle, leur être. Je ne dis pas qu’il est mal de ressentir ce que nous ressentons : la colère est la réponse émotionnelle naturelle à l’injustice, et lorsqu’une personne est victime ou témoin d’attitudes et de comportements injustes et que ses préoccupations sont constamment rejetées, niées ou attaquées – ce que la mentalité sexiste défensive incite les hommes à faire lorsqu’on leur demande de réfléchir à leur sexisme – elle devient de plus en plus outrée et désespère que son message soit entendu. Et je ne suggère pas que nous ne tenions pas les autres pour responsables. Je suggère simplement que nous aussi, nous nous engagions à la prise de conscience : la prise de conscience de comment, et quoi, nous communiquons aux autres lorsque nous contestons le sexisme.


Source

 

Comme c’est le cas pour les véganes qui sont mentalement, émotionnellement et spirituellement épuisé-e-s d’avoir eu affaire à des privilèges carnistes depuis si longtemps, les femmes (et certains hommes) qui ont eu affaire à du sexisme et à des privilèges masculins peuvent également être épuisé-e-s. Nous pouvons donc perdre la capacité de penser et de parler du problème avec nuance, et nous finissons par voir les gens (y compris nous-mêmes) comme des auteurs, des victimes ou des héros, sans marge de manœuvre, sans place pour la faillibilité humaine. Nous devons nous rappeler que les bonnes personnes peuvent s’engager dans des pratiques nuisibles et que cela ne fait pas nécessairement d’elles de mauvaises personnes, et que les hommes ne sont pas seulement leur privilège masculin, tout comme les non-véganes ne sont pas seulement leur privilège carnistique. Beaucoup d’hommes se sentent profondément insécurisés et même paralysés par la conversation actuelle sur le harcèlement sexuel. Ils opèrent d’une certaine manière depuis toujours et commencent seulement à se rendre compte que c’est problématique, puisque #metoo a enfin percé un trou dans le bandeau du privilège masculin. Ils craignent donc que ce qu’ils ont toujours considéré comme des comportements normaux puisse en fait être contraires à l’éthique et peut-être même illégaux – mais ils ne savent pas quels comportements sont appropriés et lesquels ne le sont pas. L’objectif de la conversation actuelle entourant #metoo était de dénoncer les hommes violents, et non de fournir à tous les autres hommes des directives sur la façon de se comporter.

Bien sûr, s’attendre à ce que les femmes fassent le travail d’éduquer les hommes pour qu’ils cessent d’agir injustement ajoute plus d’injustice à une dynamique déjà injuste, en faisant peser un fardeau injuste sur les femmes de la même manière que certains non-véganes s’attendent à ce que les véganes les soutiennent pour faciliter leur transition vers le véganisme. Cependant, tout comme les véganes averti-e-s savent qu’il est essentiel de fournir au moins quelques conseils aux non-véganes pour les aider à mettre fin à leur soutien au carnisme, les féministes averties savent qu’il en va de même pour aider les hommes à mettre fin à leur soutien au sexisme.

Pour les hommes qui souhaitent être alliés mais qui ne savent pas comment faire, il y a trois premières étapes à franchir. L’une est d’acquérir des connaissances afin d’être conscient des dynamiques de genre. J’ai énuméré des ressources à la fin de cet article pour que vous puissiez commencer. Vous pouvez aussi apprendre en écoutant les femmes parler de leur expérience du sexisme. Écoutez même si vous détectez de la colère dans leur voix, même si elles ne communiquent pas d’une façon aussi éloquente que vous le souhaiteriez. Comme le suggère la Dre Lisa Kemmerer, une autre étape consiste à interpeller d’autres hommes sur leurs comportements sexistes : intercepter le sexisme des hommes quand vous le voyez. Enfin, soyez réceptif plutôt que sur la défensive lorsque votre privilège est contesté. Vous allez faire des faux pas, nous en faisons tous. Mais c’est la façon dont vous répondez à ces faux pas qui compte le plus. Sachez que vous n’êtes pas votre privilège, mais que vous êtes responsable de la façon dont vous le gérez une fois qu’il vous est rendu visible. Tant que vous vous engagez à changer votre relation avec vos privilèges et que vous restez ouvert et réceptif aux commentaires – en réfléchissant vraiment aux commentaires que vous recevez et en prenant des mesures pour changer votre comportement s’il est injuste – vous pouvez présumer que vous êtes du bon côté du problème.

Bien que de nombreux hommes véganes n’aient pas encore travaillé activement à mettre fin au sexisme, je crois que la grande majorité d’entre eux peuvent relever ce nouveau défi et œuvrer à la transformation de notre mouvement de la même manière qu’ils ont œuvré à la transformation de notre monde. J’ai rencontré des milliers d’hommes véganes lors de mes voyages, des hommes intègres et profondément attachés à la justice. Et j’ai vu de mes propres yeux le pouvoir de ces hommes qui se tiennent debout en tant qu’alliés des femmes dans le mouvement, des hommes qui écoutent avec un esprit et un cœur ouverts et qui s’expriment lorsqu’ils remarquent des attitudes et des comportements sexistes.

Ceci est un appel aux hommes véganes à changer leur rôle dans le système oppressif du sexisme. Pour le meilleur ou pour le pire, vous faites tous partie du système. Vous ne choisissez donc pas si oui on non vous participez, mais la façon dont vous participez, mais la façon dont vous participez. Et peu importe la façon dont vous avez participé dans le passé, chaque moment offre une occasion de changer, une occasion de réparer, une occasion d’apporter plus pleinement votre intégrité dans le monde. Vous pouvez choisir, dès maintenant, de prendre conscience et de devenir un agent actif de transformation sociale plutôt qu’un spectateur passif de l’injustice. Ce faisant, vous aiderez à guérir une blessure profonde dans notre mouvement, et vous aiderez à réparer et à approfondir vos liens avec les femmes qui travaillent avec vous dans la lutte vitale pour la libération des animaux.


Vous trouverez ci-dessous quelques ressources pour les lecteurs qui veulent développer leurs connaissances au sujet du sexisme, du féminisme et des privilèges masculins. Certaines de ces ressources couvrent également d’autres formes de privilèges et d’oppression, comme le racisme et le classisme, parce qu’elles expliquent la structure de base de tous les systèmes d’oppression (et bien sûr, ces autres oppressions sont également importantes à connaître). J’ai volontairement gardé cette liste très courte pour que les lecteurs ne se sentent pas dépassés, et je n’ai pas inclus des œuvres qui supposent une base de connaissances ou qui sont écrites dans un style académique. Si vous pensez que je n’ai pas inclus une ressource particulièrement utile, veuillez la partager dans la section commentaires.

  • Carol J. Adams publie sur son blog et ses livres sur le sujet un certain nombre d’articles éclairants et accessibles sur le patriarcat (l’idéologie qui alimente le sexisme), le féminisme et le véganisme. Si vous recherchez des textes non académiques, il est préférable de vous référer à son blog.
  • The Psychology of Oppression par David et Derthick est classée comme un manuel, il est donc un peu cher, mais il est écrit pour le grand public et est assez facile à lire. Il couvre à peu près toute l’information de base nécessaire sur les privilèges et l’oppression, et bien qu’il ne soit pas exclusivement axé sur le genre, il crée une excellente base pour comprendre le sexisme.
  • Le livre Unraveling the Gender Knot d’Allan G. Johnson donne une excellente vue d’ensemble de la dynamique des genres et est également facile à lire, quoique coûteux puisqu’il est également classé comme un manuel. Johnson a également un blog qui comprend des essais sur le patriarcat, la dynamique des genres, et d’autres formes de privilèges et d’oppression.
  • pattrice jones est une végane qui parle et écrit sur diverses formes de privilèges et d’oppression ; voici un excellent billet de blog qu’elle a écrit sur le sexisme dans le mouvement végane et vous pouvez accéder à d’autres de ses écrits sur ce même blog.
  • Lisa Kemmerer est une féministe de premier plan dans le mouvement végétalien. Voici un excellent webinaire qu’elle a donné sur le sexisme dans le mouvement.
  • Pour les lecteurs qui veulent approfondir la question, le Dr A. Breeze Harper a effectué un travail novateur sur l’interdépendance des oppressions, dont le sexisme. Vous pouvez trouver son travail ici.

Article original sur ProVeg International : Addressing sexual harassment and sexism in the vegan movement through raising awareness and honoring dignity

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4 commentaires

  1. Merci beaucoup pour cette traduction d’un très bon texte qui a dû demander par mal de travail. 🙂

    Je me permets de faire quelques petites remarques :
    – Melanie Joy est docteure (« PhD »), pas doctorante (« PhD student »)
    – « le respect de l’autre » -> « son respect de l’autre ». Ça rend plus clair ce qu’elle a voulu dire dans l’article original, je trouve (sinon on sait pas du respect de qui envers qui on parle)
    – Parenthèse fermante manquante à la fin de ce même paragraphe.
    – « perpetrators », ça serait plus « bourreaux » ou « coupables » que « auteurs », non ? Pas sûr, pour le coup.
    – La phrase avec « votre participation que vous choisissez », je la tournerais plutôt de la façon suivante, toujours dans l’optique de reproduire au mieux l’idée originale du texte : « Vous ne choisissez donc pas si oui on non vous participez, mais la façon dont vous participez ».

    Encore merci.

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    • Merci pour ces suggestions. 🙂
      J’ai travaillé dessus hier soir, dès que j’ai vu le billet original, donc je ne doute pas que ce soit très perfectible !
      Je vais juste laisser « auteurs » pour traduire « perpetrators », même si tes propositions font sens en effet. Mais « auteurs » est également correct et je trouve que ce mot s’articule mieux avec « de l’injustice ». Pas vraiment besoin de rajouter plus de connotation négative selon moi.

      Merci pour ton aide et à bientôt !

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