Encore une couche de mansplaining…

Vous l’aurez peut-être remarqué, le sujet du harcèlement de rue est assez présent ces derniers mois sur la Toile.

Il y a notamment eu récemment des clash entre des personnes/projets féministes et des propos tenus sur Jeux Vidéo . com
Entre autres parce que l’auteur d’un blog BD a proposé de « parodier » (oui, oui, parodier) le Projet Crocodile (qui, rappelons-le, regroupe des transcriptions BD de témoignages de harcèlement/agressions sexuelles) parce que bon se foutre de la gueule de victimes d’agressions sexuelles, c’est trop drôle quoi.

Sans titre
Tout cela en plus sur le fameux site dont les forums sont régulièrement remplis de messages haineux à l’encontre de diverses catégories de personnes (femmes, homosexuel-le-s, non-blancs…). Vous imaginez l’effet boule de neige.
Suite aux protestations contre ce projet, les rageux dudit forum ont voulu se venger en harcelant les militant-e-s et en dévoilant leurs coordonnées personnelles !

Myroie a écrit un billet très très complet sur tout cela, je vous invite vivement à le lire pour comprendre ce qui s’est passé et la gravité de la chose.

QUE REPROCHENT LES MILITANT/E/S À JV.COM ?

Hier soir, l’auteur du blog BD : A.K. a à nouveau mis les pieds dans le plat en publiant un nouveau billet anti-féministe.

Loin de moi, l’idée de se répondre sans cesse les un-e-s aux autres, surtout que j’ai bien compris qu’on était dans un dialogue de sourd ou plutôt un dialogue avec des personnes qui n’ont juste pas envie d’essayer de comprendre. Mais, je vais quand même démonter un peu tout ça (un peu parce que j’aurais encore pas le temps de rebondir sur tout, tellement ce billet est un combo).


A.K. commence son billet par l’opposition pleine de clichés entre une Femen (personnage scandaleux) et une femme lambda atterrée qui ne sent ni représentée ni convaincue par le féminisme à la Femen. (AK se représente au centre de l’image comme faisant partie des mass média, en train de faire un gros plan sur les seins de la Femen.)
Les Femens sont vues comme des femmes hystériques, obscènes, qui desservent la cause des femmes. C’est une espèce de caricature qui sert d’épouvantail à tous ceux qui souhaitent rejeter le féminisme. Cette binarité est malhonnête et manichéenne.
Effectivement beaucoup de femmes et également de féministes disent ne pas se reconnaître dans le mouvement Femen. (Je donne brièvement mon avis sur la question dans ce billet.) Mais il existe plusieurs courants féministes. La plupart des militant-e-s apportent des analyses très intéressantes mais ne sont malheureusement pas médiatisé-e-s (la faute à qui ?).
Réduire le choix à ces deux seules possibilités : Femen vs. résignation, c’est de la manipulation.
Le fait qu’A.K. cite ensuite des projets qui trouvent grâce à ses yeux par la suite n’efface pas l’impression première et générale qu’il fait transparaître de son billet. Par ailleurs je ne vois pas de différence de démarche entre les Voix du silence et le Projet Crocodile

 

On continue avec la deuxième image où l’on peut voir un SDF avec une mention « white cis male privilege ». Le privilège des hommes blancs cis (=non transexuels) donc. C’est là qu’A.K. pense certainement être trop cynique et dénoncer la paranoïa misandre des féministes.
Il n’a jamais été question de nier les problèmes que peuvent rencontrer les hommes, (les blancs, les hétéro, les cis, etc.) mais lorsqu’on dénonce des violences sexistes il s’agit bien de faits commis par des hommes sur des femmes, parce qu’elles sont des femmes, et que nous vivons dans des sociétés où c’est tacitement toléré. Rien à voir avec la problématique d’un SDF homme dont le malheur n’est pas causé par les femmes, mais plutôt par le capitalisme effréné.
Ah et… Scoop : Il est possible d’être privilégié-e à certains égards et opprimé-e à d’autres égards.
Par exemple à titre personnel, je suis privilégiée en tant que blanche, européenne, cis, hétéro, valide… mais je subis le sexisme en tant que femme. Être privilégié- ne signifie pas être coupable.
Les féministes ne détestent pas les hommes pour leur privilèges, elles souhaitent simplement que les hommes prennent conscience de leur position dans le système et qu’ils n’en abusent pas en rabaissant les femmes et leurs revendications de droits à l’égalité.

En tentant de décrédibiliser les projets dénonçant le harcèlement de rue et en lançant un contre-projet moqueur et à côté de la plaque (le Projet Vipère), A.K. prend position mais pas pour le côté qu’on aimerait. Dire que le harcèlement de rue ou le viol c’est mal, c’est bien (tiens un cookie) mais ce n’est pas assez. Sa position est incohérente. Le problème à dénoncer n’est pas le Projet Crocodile, c’est bien le sexisme ordinaire.
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Ensuite AK tourne en ridicule des témoignages (avec mention « réalisé sans trucage ») réels de femmes racontant du harcèlement de rue.
Oui, comme AK le fait justement remarquer, le mot « harcèlement » signifie qu’on parle d’actes répétés. Et c’est une notion incontournable et indéniable du problème. On ne parle pas d’un homme qui aurait fait des commentaires ou des gestes déplacés envers une femme. On parle de toutes les femmes qui ont subi cela, plusieurs fois dans leur vie, souvent à partir d’un âge très très jeune. On parle d’un phénomène généralisé qui se construit toujours dans le même sens : un homme qui dérange une femme.
Cela peut-être une micro-agression (validation du physique non requise, suivie d’une insulte si l’on ne répond pas comme espéré par l’agresseur) ou des faits plus graves comme des agressions sexuelles. AK n’a pas l’air de comprendre qu’il s’agit d’un continuum, qu’il s’agit d’une menace dont on ne connait pas l’ampleur avant que les faits se soient produits.
Comme l’a expliqué l’auteur du Porjet Crocodile, les hommes sont tous dessinés comme des crocodiles, non pas pour mettre tous les hommes dans le même sac, mais pour transcrire la vision des femmes : le phénomène est si récurrent et peut venir de n’importe qui, il n’est donc pas possible de savoir a priori quelle personne peut s’avérer dangereuse. On rejoint encore l’idée de harcèlement régulier et de sentiment d’insécurité. On dépasse le problème des agressions en elles-mêmes, puisqu’on se retrouve en tant que femmes, à vivre dans un climat où les suspects sont partout. (voir #safedanslarue).
C’est encore un point qui avait été expliqué à AK, notamment sur Twitter, mais il choisit de balayer tout cela d’un revers de la main. S’il n’a pas expérimenté la chose et qu’il n’arrive pas à l’intégrer et à compatir, c’est forcément que ce n’est qu’un mensonge : pour lui le Projet Crocodile n’est rien d’autre qu’une tentative de victimisation des femmes. Même pas le bénéfice du doute (alors qu’on parle de témoignages de nombreuses femmes, pas des élucubrations abstraites d’un seul individu).
C’est là qu’un homme n’arrivera souvent pas à seulement s’imaginer ce qu’on ressent dans la peau d’une femme qu’on va siffler, reluquer ou bousculer pour la énième fois. En assimilant ça à de la paranoïa et à de la victimisation, il montre qu’il n’a rien compris (en même temps c’est pas comme s’il essayait, son but est manifestement plus de se faire remarquer que d’avoir une réflexion sincère en écoutant les premières personnes concernées).
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La VICTIMISATION, parlons-en.
C’est une accusation souvent faite aux féministes.
Pourtant se victimiser, c’est inventer ou exagérer des faits pour AVOIR L’AIR de victimes, et retirer un avantage de ce statut de victime.
Or, là, il s’agit de faits véridiques qui sont racontés (et il semble bien que 100% des femmes, ou presque, on fait l’amère expérience de ces mauvaises rencontres, plus ou moins souvent, plus ou moins violemment). Il n’y a ni invention ni exagération. Les femmes subissent réellement ce qui est dénoncé. D’autre part, nous ne retirons aucun bénéfice quand nous faisons part de ces événements (ce qui contribue sans doute au fait que peu de personnes en parlent).
Les réactions communes sont au contraire, au choix : la remise en doute (c’est rare, non tu inventes), l’accusation d’exagérer (c’était pas si terrible, tu devrais trouver ça agréable), voire la culpabilisation insinuant que c’est de la faute des femmes (leur tenue, leur comportement, le fait que ce soit des femmes finalement) ce qui leur arrive… Jamais aucune gloire, trop peu d’empathie.
Alors non, il n’y a aucune victimisation dans ce projet. Seulement une volonté de dénonciation. Pour que les choses bougent.
D’ailleurs le féminisme en général n’a pas du tout vocation à victimiser qui que ce soit, mais au contraire c’est un mouvement qui lutte pour faire sortir les femmes de cette position de soumission intégrée. C’est une révolte, pas une pleurnicherie.
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Pour A.K. on ne parle pas assez de LA VIOLENCE ENVERS D’AUTRES CATÉGORIES DE PERSONNES (hommes, handicapé-e-s, ados fragiles, personnes âgées).
Encore une fois l’un n’empêche pas l’autre. On ne se vante pas forcément de tout ce que l’on fait, on n’a pas non plus forcément le temps de s’attaquer à tous les problèmes du monde.
C’est un reproche qu’on fait souvent aux militants (toutes causes confondues), souvent par des gens qui ne font rien eux-mêmes d’ailleurs. A. K. que fais-tu, toi qui sais mieux que les autres contre quoi lutter et comment ?
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Ferais-tu du mansplaining, (je suis sûre qu’on te l’a déjà dit) ? Je sais, A.K. montre clairement qu’il n’approuve pas qu’on utilise des termes comme mansplaining, slut-shaming, et j’en passe. Ces termes ne sont pas là pour faire genre, ou pour qu’on ne se comprenne qu’entre nous, les méchantes féministes. Ils existent parce qu’il est important d’avoir des mots pour désigner une réalité. Oui, il faut mettre des mots pour comprendre des concepts et les appréhender. Ces termes doivent être explicités puisqu’il est bien normal que tout le monde n’y soit pas familiarisés.
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Concernant la critique faite au JDG : il était question de ne pas blesser les victimes de viol réel en banalisant le mot.
Je comprends bien que si des éléments susmentionnés ne font pas tilt dans la tête de beaucoup d’hommes, le fait qu’on doive réfléchir à ce propos quand on souhaite faire de l’humour est encore plus difficile à saisir.
Perso je n’ai jamais été violée donc je n’ai eu aucune réaction émotionnelle épidermique quand j’ai entendu cette blague. Pourtant si j’y réfléchis, je vois bien ce qui peut être blessant puisque je n’arrive pas à rire des blagues impliquant la notion de violence conjugale. Faire un chouia plus attention à autrui, c’est pas si difficile, je vous jure A.K. vous devriez essayer.
Taper toujours sur les plus faibles c’est signe de manque de talent surtout.
D’ailleurs je suis convaincue que JDG n’avait pas de mauvaises intentions (nous avons tous fait preuve de sexisme ou d’autres discriminations dans notre vie, souvent sans même le réaliser). La réaction du Joueur du Grenier me parait bien plus saine, pour preuve cet article sur madmoiZelle.

S’ensuit le combo de clichés sur les féministes « hystériques, végétaliennes et super-laides ».
Digne du bingo féministe, avec mention spéciale pour l’éternelle validation du physique des femmes alors qu’on n’a rien demandé. Ben oui, d’abord A.K. il connait toutes les féministes et il sait qu’elles sont toutes pareilles et toutes comme il vient de les décrire.
Le fait qu’un homme ne trouve pas une femme assez attirante sexuellement fait que ladite femme ne devrait pas parler, elle ne peut pas être capable de dire un truc sensé. Vous vous demandez quel est le rapport ? Cherchez pas y en a aucun, c’est juste une belle façon sexiste de dire Ta Gueule à une femme. Et c’est malheureusement très courant.
Enfin l’insulte est le dernier recours quand on manque d’argument…
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Pour finir A.K. dégueule des statistiques n’importe comment, méthode chère aux masculinistes de tous poils (coucou Soral). J’ai déjà un peu abordé ce sujet dans ce billet également.
Il ajoute la petite perle anti-féministe du moment : les photos de femmes posant contre le féminisme parce qu’elles se font une idée fausse du féminisme (mais ça ne m’étonne pas du tout vu comment il faut faire l’effort de se renseigner pour connaître les positions réelles des féministes actuelles). Je ne vais pas répéter ce qui a été bien expliqué ici. Un bel exemple d’intériorisation d’un système oppresseur en tout cas.

Avec son Projet Vipères et ses billets sexistes, A.K. met lui sur le même plan des mauvaises expériences ponctuelles (parfois anodines et renvoyant au concept tordu de Friend Zone, parfois totalement déplorables on est d’accord) et un phénomène sociétal. Il cite des problèmes rencontrés par les hommes sans pousser l’analyse pour qu’on comprenne bien les réalités autour de ces phénomènes (alors que les féministes militantes font ce travail concernant la situation des femmes) et il ne précise pas que ces problèmes ne sont absolument pas causées par les femmes ou par un quelconque système matriarcale (j’ai envie de loler, là).
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14 commentaires

  1. Bonjour!

    Génial ce billet: j’avais lu le poste de Myroie qui reprenait peu ou prou la même indignation. Mais j’avais raté complètement ça: « Le fait qu’un homme ne trouve pas une femme assez attirante sexuellement fait que ladite femme ne devrait pas parler, elle ne peut pas être capable de dire un truc sensé. Vous vous demandez quel est le rapport ? Cherchez pas y en a aucun, c’est juste une belle façon sexiste de dire Ta Gueule à une femme. Et c’est malheureusement très courant. »

    Autre chose sur les Femen:
    Ne cherchons pas à nous désolidariser des Femen et autres Féminazi. J’ai lu le post génial de Luz, ici: http://thexidentity.wordpress.com/2014/01/06/confessions-of-a-feminazi/
    Qui explique POURQUOI nous avons absolument besoin des mouvements « extrémistes ». Pour nous faire sentir inconfortables, pou repousser les limites de ce que les hommes nous ont autorisées à penser:

    « Feminism, then, from its origins was bound to make people uncomfortable. »

    « Being raised in a misogynist culture, it’s impossible to become an adult without internalizing millions of tiny sexist ideas, and this is true for men and women, cis and trans. »

    « Our evolution as feminists leads us to constantly question what we think (which by no means should be equal to letting anyone question us). If we rest on our laurels where we feel comfortable, it means we’re no longer moving forward.

    Extreme feminists, who proclaim the need to stop all interaction with males, or annihilate them, or subjugate them, or destroy humanity to start over, or any madness you can think of, are also necessary for feminism to move forward. »

    Sur ce je vais partager ton excellent post…

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  2. Ah le mansplaining, un terme pas du tout sexiste quoi c vrai des hommes qui donnent leur point de vue, qui osent critiquer participer à la vie de la cité je vous jure….

    Le projet vipère est la réponse tout aussi idiote au projet croco qui fait preuve de stigmatisation, de sexisme envers les femmes et manque cruellement de rigueur intellectuel(90% des viols sont commis par l’entourage, dépeindre les rues de France grouillant d’inconnus qui va vous violer est en plus d’être abjecte un mensonge)
    Le projet croco est nauséabond, comme si on avait demandé à JMLepen d’écrire un bouquin avec des témoignages « anonymes » sur les actes de délinquances en France.
    Cette bd est un torchon sexiste envers les femmes, un comble pour une bd qui se veut luttant contre les clichés sexistes et voudrait libérer les esprits. Les femmes étant classé à part en terme d’agressions et de viols, si elles se font violer c avant tout parce que ce sont des femmes, pas parce qu’en face c’est un détraqué, que ça relève du sadisme.
    Et quand au harcèlement, l’auteur ou plutôt les contributrices confondent allègrement harcèlement et communication sociales parfois lourdes(mais c’est le propre de toute communication, le risque de tomber à côté de la plaque)
    Rendant une image une fois de plus de la femme sexiste, elles seraient incapable de supporter la moindre demande de boire un verre, de rejeter un boys, de le vivre normalement. Non tout cela relève d’une terrible agression psychologique.
    En fait cette bd est le recueil de ressenti perso de la part de femmes qui voient en chaques hommes un agresseur, mis à part quelques planches intéressantes, le reste ce n’est que ça un ego trip narcissique sur son petit vécu qu’on qualifie de traumatisme(bah oui un homme qui marche derrière une femme c un traumatisme, sachez le et accéllérez le pas la prochaine fois. Pas trop rapidement ça aussi ça pourrait être prit comme agressif)

    D’ailleurs de nbs femmes défendant bec et ongles ce projet, le disent, les hommes inconnu(on ne sait pas comment on devient connu sans passer par la case inconnu, bref) sont dangereux et potentiellement ils pourraient les tuer. Elles sont dans une terreur psychologique assez inquiétante, qui relève de la psychiatrie à ce niveau.

    Dommage qu’un projet ce soit planté autant, dommage qu’un projet qui se fit universel ne traite le harcèlement et le viols que du même côté, ce sont les femmes qui en sont victime et si elles en sont victime c parce que ce sont des femmes. Gros clichés sexiste!
    Et que dire de la stigmatisation de toute une partie de la population, empêchant de fait tout esprit critique ou recul aux lectrices(oui visiblement ce n’est pas destiné aux hommes) car tout hommes est assimilés de facto à un prédateur ou futur prédateur, pour des délits qui ne relèvent pourtant pas d’un chromosome mais bon passons.
    Cette bd est, au vu des planches et des posts des personnes défendant le projet croco et leurs méthodes(projet nice guy, bloquer les posts n’allant pas dans leur sens etcetc), le petit livre rouge des féministe radicaux.
    A éviter ou à lire pour apprendre à se défendre contre les féministe radicaux.

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    • Bordier je vais essayer de vous répondre même si vous n’avez manifestement pris en compte aucune des explications qui ont circulées autour du Projet Crocodile.

      Déjà le mansplaining : j’ai pris la peine de mettre un lien avec une belle explication mais bon bref… On parle de mansplaining pour décrire des hommes qui tentent de parler A LA PLACE des femmes pour leur dire ce qu’elles ont vécu, ce qu’elles devraient ressentir / faire, etc. Là il s’agirait de nier l’expérience et le ressenti d’une ou de plusieurs femmes. Quand on n’est pas dans la situation on n’est pas le/la mieux placé-e pour parler, c’est du bon sens. Si une femme vient vous dire d’un ton condescendant qu’un coup de pied dans les parties ça ne fait pas mal que vous devriez arrêter de vous plaindre, qu’elle sait mieux que vous, etc, vous vous rendez bien compte que c’est pas malin et totalement injuste. Voilà cet exemple basique ramené à votre personne vous aidera peut-être à mieux comprendre. Rien de sexiste là dedans, aucune volonté de censure non plus.

      Le projet Vipère ne se place pas du tout sur la même ligne que le projet Crocodile. D’un côté on a un projet (lancé par un masculiniste) pour rigoler, parodier et dénoncer le fait que des femmes sont parfois pas très sympa et que certaines osent refuser les avances d’un homme. De l’autre on a des témoignages sérieux de victimes d’agressions sexuelles, sachant que ces agressions relèvent du problème systémique. Pas du tout la même démarche.

      Comme déjà expliqué, le projet Crocodile ne vise pas les hommes mais le sexisme de la société. Je comprends que ca ne saute pas aux yeux d’un homme en général (à moins qu’il soit familiarisé avec le féminisme) mais rejeter les explications en,criant au sexisme ou que sais-je, c’est de la mauvaise foi.

      Concernant le viol, les féministes sont bien les premières à expliquer que les viols et agressions sexuelles sont très majoritairement commis par des proches. Le projet Crocodile n’a jamais nié cela, et il y a également des témoignages de « viol conjugal ».
      Personne n’a dit non plus que les viols/agressions étaient le fait de détraqués, de sadiques…. au contraire là aussi, c’est une idée reçue contre laquelle luttent les féministes. Les femmes sont agressées parce qu’elles sont femmes… oui c’est bien ça le problème. Mais à prendre dans le sens où c’est parce que nous vivons dans une société où c’est toléré dans les faits. Et c’est bien cela que dénonce le projet Crocodile.

      Ce qui est décrit dans les témoignages BD, ce n’est pas juste de la drague lourde. C’est du harcèlement puisque le refus n’est pas pris en compte. D’autant plus que ce sont des situations récurrentes. Et d’autant plus que l’immense majorité du temps, ce n’est pas du tout une question de séduction mais plutôt une question de domination des femmes et de l’espace public.

      Les femmes ont souvent peur dans la rue c’est un fait. Au lieu de nous traiter de parano, demandez-vous pourquoi nous avons peur. Essayez juste trois secondes de vous mettre à notre place. Prenez ne serait-ce que des situations de harcèlement de rue comme décrites dans le projet Crocodile, multipliez ça par plusieurs fois par mois, depuis des années (depuis votre puberté voire avant). Vous ne seriez pas légèrement tendu à force ? Accuser la victime, c’est encore un classique… voire victim-blaming, comme je l’ai évoqué dans l’article.

      Le harcèlement et le viol sont un continuum. Ce sont les mêmes mécanismes. Si vous ne voyez pas ça, vous passez complètement à côté du problème.

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      • Déjà merci de m’avoir répondu et d’avoir laissé mon post. Chose assez rare sur le net, terreau du clic de la pensée unique.

        Pour vous répondre, le mansplaining c’est à mon sens une version kikoolol stalinienne pour empêcher toute discussion. Les sujets peuvent être parlé par des personnes qui ne sont pas concerné directement par tel sujet(n’y a t il pas des hommes féministes?! Ils ne le sont plus quand ils critiquent certains aspects ou dérives du féminisme justifié ou injustifié. Image ton un athé qui ne pourrait s’exprimer sur une religion?! Un croyant qui ne pourrait parler de l’athéisme?!).
        Les femmes ne se privent pas de critiquer les hommes, parfois à raison, parfois à tort, mais c’est ça la démocratie et comme cela qu’on avance. Je trouve assez paradoxal de ne pas accorder la réciprocité aux hommes. Finalement on pourrait sortir le même argument tout aussi ridicule, l’affublé d’un nom anglosaxons (girlsplaining) et interdire à toute femmes de parler des hommes, de leurs agissements etcetc. Tout les combats progressiste ont inclut les « communautés » qui ne faisaient pas parti de ces combats. La lutte contre le racisme, l’ivg, le droit de vote des femmes, le mariage pour tous…. Bref ce terme est péjoratif et ne masque pas le fond de ce que c’est, un muselement estampillé progressiste.
        D’ailleurs les femmes qui ne pensent pas comme ces autres femmes utilisant le mansplaining sont des agents du système à reconditionner d’urgence, c’est pour moi un mot qui découle d’un courant radical du féminisme, qui est à la base un message universel de liberté et d’amour.

        Le projet vipère est tout aussi ridicule que le projet croco, je m’étonne que dans un cas on applaudisse un projet stigmatisant et dans l’autre on dénigre une autre forme de liberté d’expression. D’ailleurs le masculinisme est lui aussi nait des dérives du féminisme, d’un certain féminisme qui diabolise l’homme le rend coupable de tout, l’homme bourreau la femme candide. En faisant croire que la femme, le sexe serait une classe sociale, et que la discrimination ne serait pas avant tout de classe, voilà pour la paranthèse sur les dérives des 2 côtés de la barrière.

        Le projet croco se veut pédagogique en parlant de viols et harcèlements, et il met à l’écart les 5% d’hommes violés et stigmatise toute une population, hommes hétéro. Où est la pédagogie en laissant croire qu’un délit est sexué?! Le FN a ethnicisé la délinquance, je ne me risquerais pas à sexualiser les délits. A partir du moment où tout les hommes sont crocos et qu’être croco, d’après la def de l’auteur, c’est être un violeur ou futur violeur il me semble difficile de ne pas tomber dans la généralisation/stigmatisation. Quid sur les violences conjugal dans les couples homosexuelles, est ce du sexisme là aussi, d’ailleurs l’auteur n’en parle pas, ça n’existes pas?! Permettez moi d’en douter. En mettant un chromosome sur des délits, et en n’offrant aucune explication sur les phénomènes complexe qui amènent au harcèlement(qu’on retrouve au travail, avec les pervers narcissique, les égos surdimensionnés etcetc) ou au viol, l’auteur tombe dans la simple complaisance envers les femmes parce que femmes, du sexisme inversé
        Le projet croco fait une grossière généralisation, des amalgames, et mélange tout et n’importe quoi. A un parti prit que l’auteur n’assume pas, oriente empêche toute objectivité de la part de la lectrice en montrant tout les hommes crocos, tout les hommes hétéro croco, des situations ne relevant pas du harcèlement mais d’interactions sociales, et en dépeignant une situation dans les rues de France assez cauchemardesque, alors même que 90% des viols sont commit par l’entourage et non par les inconnus. Du coup en plus d’être sexiste, raciste cette bd manque cruellement de rigueur intellectuel.

        On peu se poser la question sur un certains nbs de planches, une bonne partie de ces dessins montrent des femmes, soit mytho (la fille qui se fait soi-disant mater par le moine…) soit franchement dégueu (les filles qui enferment le mec dehors et pissent dans sa chambre), soit passablement connes (le coup du pipi en rue) soit hs(la fille qui pense qu’elle se fait mater par tout le monde en même temps…. C tellement caricatural et le message derrière tellement grotesque(une femme ça ne se fait pas mater tu vois, sinon c’est vécu comme une agression. D’ailleurs la femme elle elle mate pas))
        Cette bd dicte insidieusement ce que devrait ressentir toute femmes à l’encontre d’une même situation(je ne parle que des planches relevant d’interactions sociales), hiérarchise les délits en fonction de son sexe, c’est un formidable retour en arrière pour l’émancipation des femmes, catégorie à part, ne pouvant supporter des interactions sociales parfois lourdos. Qui au nom de l’égalité devrait être traité à part, c’est ce que font les théocraties du golfe avec le succès que l’on connait en terme d’égalité et de droits de la femme.
        Les minorités jadis opprimés, du moins certaines personnes issus de ces minorités, ne cherchent pas l’égalité mais la vengeance pour des choses commisent par nos ancêtres.

        La seule exploitation, discrimination elle est de classe, le sexe n’est pas une classe. Il y a évidement des particularités qui exposent à subir des violences, les « faibles »(physiquement, en situation précaire, de handicap, isolé, seule, les premiers de la classe etcetc) sont en général les cibles des plus « forts ».
        Qu’est ce qui expose à davantage de violences?! L’argent (ou l’absence d’argent) pour habiter dans des quartiers tranquille, avoir des relations avec des personnes éduqués etcetc Si vous me dites qu’une femme ou un homme du 16ème arrondissement, cadre sup et leurs enfants, subissent le même niveau ou sont exposés aux mêmes violences que les personnes, chômeurs, précaires, habitant au bois l’abbé à Champigny sur Marne, pourquoi pas….

        Et me dire que c un fait à chaque fin de phrase ce n’est pas un argument. Non toute les femmes n’ont pas peur dans la rue, non les femmes ne se font pas agresser parce que femme, tout comme les hommes ne se font pas agresser parce qu’homme.
        Dans les planches du projet croco, celle relevant d’interactions sociales la femme ne dit rien elle est dépeinte comme passive, on n’a pas du lire la même bd. Une fois elle s’énerve contre un boys derrière elle, qui ne faisait rien, lui explique qu’il est homo et hop ouf ça va mieux ils deviennent pote, non parce qu’un hétéro derrière c’est forcément louche.
        Croire qu’un homme qui marche derrière vous sur le même trottoir, il vous veut du mal, oui c de la parano, lire certains comments qui disent que quand elles voient un homme arriver vers elles, elles pensent qu’il peut la tuer, oui c de la parano. A un moment donné sur un certains nbs de ressentis perso, qui sont justement des ressentis, en n’ayant qu’un vision péjorative de l’autre tout ne peut être qu’agression. Faut il se méfier des noirs qui marchent dans la rue, parce que statistiquement il y en a plus dans la délinquence?! Des musulmans?! Des prêtres qui donnent un bonbon à des enfants?!

        Je n’accuse pas la victime, j’accuse la vision caricatural et un certains nbs d’amalgames que fait cette bd, confortant la femme dans son rôle d’être fragile, asexué(sauf les lesbiennes) victime constamment, ne participerait pas au jeu social de la société, n’en profiterait jamais.
        Peut être que si vous n’aviez pas un nbs assez impressionnant de péjoratif, vous vous sentiriez moins tendu?! Si on ne voit l’autre que comme un méchant, même un simple regard, qui ne vous serez peut être même pas destiné, devient de fait une agression. Quand on voit le mal partout, on ne finit que par voir cela.
        On retrouve ce même genre de phénomène chez les retraités, gens issus d’une certaine classe sociale vis à vis du hlm et du nid à délinquant selon eux que ça habriterait.
        On ne tombera sûrement pas d’accord, au moins on aura pu échanger nos points de vue.
        Le projet croco dénature le message du féminisme, selon moi, un message universel de liberté et d’amour. Et ne peu que créer un clivage supplémentaire, un renforcement des stéréotypes, préjugés, sexisme. Ce n’est que mon avis

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        • Je ne suis pas non plus pour la censure et j’essaie de dialoguer tant que c’est possible. C’est-à-dire tant qu’on ne tombe pas dans l’agressivité et la mauvaise foi.

          Une dernière fois, dénoncer le mansplaining ce n’est pas empêcher les hommes de parler, c’est exiger le respect du vécu et de la parole des femmes (dans le cas du féminisme). Tout comme il y a la notion de whitesplaining pour les blancs qui tentent de nier la parole des personnes non-blanches. Ce qu’il faut comprendre c’est que les hommes ayant le statut de privilégiées dans nos sociétés, par rapport aux femmes (et ce n’est pas une accusation c’est juste un constat), les tons paternalistes, méprisants et irrespectueux sont ressentis encore plus violemment.
          Des hommes féministes ? Oui ça existe bien sûr. Certain-e-s préfèrent les appeler pro-féministes puisqu’ils soutiennent la lutte, font leur part en tant qu’homme (notamment en respectant la parole des femmes et ne soutenant pas le sexisme dans leur vie quotidienne) mais que c’est aux femmes de revendiquer leurs droits par elles-mêmes.

          Aucun courant féministe digne de ce nom ne fait la guerre aux hommes, je vous assure (n’hésitez pas à cliquer sur les liens de ma blogroll à droite du blog). Aucune intention de compartimenter ou d’essentialiser les hommes ni les femmes, bien au contraire. La lutte est pour l’égalité et la liberté. Donc, entre autres, contre les stéréotypes.
          Se moquer de victimes, comme le fait l’initiateur du projet vipère, c’est indigne, indéfendable.

          La représentation de tous les hommes en crocodiles dans les BD, c’est pour montrer que dans la peau d’une femme, on ne peut pas savoir sur qui on va tomber et qu’on est donc dans une tension permanente. L’auteur et ses soutiens l’ont expliqué plusieurs fois. Je comprends qu’un gros encart visible sur le site du Projet Crocodile ne ferait pas de mal.

          Pour ce qui est de parler d’autres types de violences, je pense qu’il y a eu une focalisation sur le harcèlement/les agressions sexuelles subis par des femmes de la part d’hommes, simplement parce que c’est un énorme problème de société qui est sous-estimé. Les autres problèmes existent mais sont moins massifs et moins systémiques et moins idéologiques (pas de sexisme en tout cas). Il faudrait sans doute des initiatives différentes. Les agressions physiques dans la rue sont par exemple : ce sont surtout les hommes qui en sont victimes.
          Mais le sujet est autre. Il faut savoir que de toutes façons, les analyses montrent bien que les auteurs de méfaits restent en grande majorité des hommes. Pourquoi ? Parce que les hommes sont des êtres mauvais, mais parce que nous avons tous grandi dans une culture où les garçons/hommes sont incités à plus de violence. C’est un élément parmi d’autres et il serait très long de détailler tout ça dans un commentaire.

          Je lis la suite de votre commentaire et en fait vous me répétez des arguments auxquels j’ai déjà répondu dans mon commentaire précédent. Tourner en rond ne m’intéresse pas, franchement. Et tout mélanger dans ce que vous dites n’aidera pas au dialogue non plus…

          Non toutes les femmes non pas peur dans la rue, il existe un tas de situations différentes, des degrés et des types différents de manifestation du sexisme, mais je n’arrive pas à trouver une seule femme qui n’ait pas vécu le genre d’anecdotes racontées par le projet Crocodile. Vous trouvez ça normal ?

          « Croire qu’un homme qui marche derrière vous sur le même trottoir, il vous veut du mal, oui c de la parano ». VOUS NE SAVEZ PAS. Ce que c’est d’être emmerdé régulièrement. De supporter des blagues sexistes et du victim-blaming depuis toujours. Ce que c’est d’entendre que pour même pour 50m quand il fait une nuit ou à certains endroits, il ne faut pas sortir seul. etc. etc. etc. Ce climat de tension est créé et entretenu plus ou moins par tou-te-s, transmis de génération en génération. Mais uniquement par rapport aux femmes. Vous, vous êtes libres, personne ne viendra vous dire que vous êtes trop faible pour vous défendre, qu’il vous est interdit de sortir seul. Personne ne vous harcèle dans la rue. De quel droit vous jugez des personnes qui ont un vécu totalement différent du vôtre ? Si vraiment le sujet vous intéresse (j’ai bien dit le sujet donc le féminisme pas votre égo), alors essayez honnêtement de réfléchir à ça.

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          • Le Mansplaining est utilisé à tord et à travers, dans ce que j’ai pu voir. Dès que quelqu’un émettait une critique, constructive ou pas, hop si c’était un homme mansplaining. Une femme agent du système.
            On peu se demander d’ailleurs pourquoi inventer un terme, un mot si certaines féministes ne sont pas contre les avis des hommes.
            Au risque de me répéter, vous émettez un certains nbs de jugement sur les hommes, j’en partage certains d’autres pas, mais personne ne va vous dire de ne pas parler au nom des hommes, ce que vous faites pourtant tout en défendant le fait que les hommes ne pourraient pas parler sur les femmes…. Paradoxal.

            Dans le courant anti raciste, il y a eu des dérives racistes envers les blancs. Les black panthers, la suprématie noir c’était pas joli joli.
            C’est avant tout aux femmes de mener leur combat, ce qui n’empêche pas aux hommes, ou « communauté » non concerné directement, d’émettre des opinions et critique si un combat amène à un certains nbs de préjugés, et de perte de liberté(la proposition de changer de trottoirs, que j’ai pu lire sur d’autres sites, si un homme marche derrière une femme, c’est sexiste envers la femme et une perte de liberté, au nom d’une psychose, de l’homme qui ne pourrait plus marcher sur les mêmes trottoirs que les femmes) ou d’y participer. On vit tous dans une même sociéte, il serait pour moi impensable dans une discussion, une assemblé sur tels sujets ou autre, d’exclure untel parce que c avant tout aux écolos de parler d’écologie, aux économistes de parler d’economie, aux patrons de parler d’entreprise etcetc

            La question n’est pas la revendication des droits, c’est est ce que ce sont des droits, une vengeance, une dérive? Etcetc Et ce cloisonnement est malsain, l’ivg, le vote, le mariage pour tous n’a pas exclue les autres « communautés » de ce combat, les principales intéressé étaient aux avant poste, normal, mais on ne peu mener un changement de société sans y faire adhérer « les autres ». Si en tant qu’homme je demande à ce que les femmes restent à la maison est ce un droit(en explicant pourquoi, les bienfaits et tout et tout, en gros une grosse base des idées des masculinistes)? Ou une dérive?
            Je trouve tout aussi stupide les hommes qui ont des revendications propre à eux sans tenir compte de l’avis, des critiques des personnes ne faisant pas parti de la communauté « homme », que les femmes au même comportement.

            Aucun courant féministe digne de ce nom…. Pourtant c’est un peu la base du courant féministe notamment aux usa, si vous lisez les féministes des années 70, le mouvement queer c’est bien une guerre dont il s’agit. Ce féminisme est ensuite venu s’implanter en France.
            Les premiers mouvements féministes excluaient les hommes de la lutte en les considérant responsables de tous les maux que connaissent les femmes.

            Et les féministes sont encore nombreuses à penser de cette façon-là.
            Il y a de nbs courants féministes qui n’acceptent pas les hommes dans leur formation, ou leur cortège…. Je ne vois pas trop où est le message d’égalité et de liberté. L’inverse serait invraisemblable et condamné à raison.

            Le projet Crocodile, en luttant contre l’exclusion, crée de l’exclusion lui-même. Je ne pense pas que les agressions, peu importe leur définition, soient sexuées. Je ne pense pas qu’on puisse coller un genre sur un délit ou crime. C’est une question d’individus, pas de sexe, en ça, le Projet Crocodile ne manifeste aucun intérêt au fond du problème, il s’attache à la forme.
            Faire la vitrine de l’égalité sous l’angélisme de la femme et la diabolisation des hommes (j’ai lu avec attention les explications de l’auteur, elles se rapportent tristement à un schéma binaire) n’apportera rien.
            Dans le cas d’un tumblr qui catalogue des témoignages d’agression comme uniquement des « histoires de filles », nous ne pouvons être dans une démarche de « casser les clichés », puisque le site entretient le cliché « cela n’arrive qu’aux hommes »… à moins de publier aussi des histoires d’agressions commises sur des garçons.
            Peut être qu’une bd vaudra mieux qu’un long paragraphe pour montrer que dessiner tout le monde de la même façon, en disant que ce dessin porte le germe du viol et du harcèlement ca relève de la stigmatisation et non pas d’une pédagogie.

            Quand vous me dites que les hommes sont éduqués pour être plus violent, et bien je ne m’y retrouve pas du tout dans votre analyse. Vous faites pour moi une généralisation, qui si elle était faite en sens inverse(les femmes sont éduqués pour castrer les hommes, je racontes n’importe quoi un ex sexiste quoi) ça serait sexiste.
            Les femmes selon vous seraient violenté par idéologie…. Et parce que femme. je ne vous rejoins pas, tout comme je ne vous rejoins pas sur le fait que les hommes qui sont plus souvent victime d’agressions physique que les femmes, ne le sont pas parce que hommes.
            Je prefères prendre le délit plutôt que de faire une inversion de charge, placer la victime comme cause et non plus le délit, sans nier le fait que selon ton appartenance à tel groupe socio-culturel-professionnel-origine, ta situation géographique tu auras à faire des agressions, qui dedans une partie auront comme déclencheur le fait de cette appartenance.
            Mais on ne viole pas une femme parce que femme, ça relève du sadisme, d’un contexte parfois de très grande frustration sexuelle qui crée le sadisme(en Inde où les hommes restent pour beaucoup célibataire jusqu’à leur mort à cause d’un génocide de bébé fille, génocide de bébé fille qui l’a par contre relève d’un machisme et sexisme primaire) C plus complexe que la femme/proie et l’homme bourreau.

            Vous ne trouvez pas une seule femme qui n’ont pas vécu le genre d’anecdotes du projet croco, et bien moi j’en ai trouvé(pas par esprit de contestation) et d’autres qui se sont déjà fait emmerdé mais ça n’a jamais été aussi caricatural que cette bd, et surtout elles ne confondaient pas les individus et les actes.
            Ensuite sur le projet croco, ce sont une fois de plus les amalgames, la stigmatisation, le sexisme fait envers les femmes(sur l’homme après tout pourquoi pas, mais faire du sexisme pour une bd anti sexiste c ballot), la généralisation de ressenti perso que je trouve dérangeant et déplacé, en les mélangeant avec des cas concret de harcèlement et viols(qui ne peu mener qu’à la confusion), le tout soupoudré d’une exclusion des hommes violés, qui non seulement sont inaudible mais en plus sont tous en fait des violeurs(et des pleurnicheurs qui n’ont cas faire leur bd non mais)

            A lire votre post, vous me dites que tout ceci n’est pas sur la base de ressenti perso, tout en me donnant le votre comme relevant d’une généralisation.
            Oui croire qu’un homme qui marche derrière vous vous veut du mal, c de la parano, je ne vois pas trop le rapport avec le fait qu’on vous ai déjà emmerdé. D’ailleurs vous le dites vous mêmes, vous ne savez pas quand un homme vous approche si il vous veut du mal…. A partir de là il ne peu que vous vouloir du mal, vous ne pouvez ressentir que cela et en faire une généralité.
            Peut être que si tout le monde prenait les chose avec plus de simplicité, en ne voyant pas le mal partout, vous ne verriez pas des blagues sexiste tout les 10m(sinon les blondes et les belges qu’est ce qu’ils prennent) A un moment donné c’est aussi aux personnes de sortir de certaines d’idées préconçues. Sur votre dernier paragraphe, vous me demandez de quel droit je juge les personnes qui ont un vécu différent?!…. Déjà c mon droit, tout comme de me dire que vous n’êtes pas d’accord. Ce qui est paradoxal quand même c de me sortir cette phrase quand dans le même temps vous ne faites que ça, juger les autres, ne pas prendre en compte qu’ils ont un vécu différent du vôtre, que peut être votre vécu, votre ressenti perso sur certaines choses, d’autres ne le vivront pas de la même façon, n’y verront pas du sexisme.
            Et me placer une petite attaque ad hominem(bah oui parce que ça ne peut être que de mon égo dont il s’agit. Après tout je suis un homme j’avais oublié), bon c sympas surtout après m’avoir dit que vous n’aviez pas une vision péjoratif de l’homme.
            Et sur vos phrases qu’on vous dit de ne pas sortir etcetc, mais ça ce n’est pas la faute de l’homme si vous vous conditionnez vous mêmes à croire cela, et c’est en partie cela que je reproche à cette bd, continuer dans ce sexisme envers les femmes en dictant une peur généralisé, une conduite que toutes femmes devraient avoir pour ne plus avoir peur, elles devraient ne plus se mélanger aux autres « communautés »….

            Non je n’ai pas été libre, on m’a mit en garde quand je sortais la nuit, que je pouvais appeler à n’importe quelles heure si je voyais qu’il y avait un problème etcetc Chose que font tout parents avec leurs enfants. Là encore c’est une généralisation et un ressenti perso. Chaques familles éduque différement ses enfants. Ca va peut être vous surprendre, mais ma sœur était moins fliqué que moi et avait plus de liberté au même âge.
            Alors c sûr qu’on bourre trop le mou aux femmes/filles, ce que vous dénoncez pourtant cette bd entretient ce bourrage de mou.
            Comme le disent les chiffres, 90% des viols sont commit par l’entourage, une femme a plus de probabilité de se faire violer chez elle par son beau père, son petit ami, que par des inconnus dans les rues de France décrite pourtant comme extrêmement dangereuse, une femme se faisant violer à lire la bd tout les 50m par un inconnu….
            Sur la question du féminisme j’ai lu beaucoup dessus et je me rapproche plus de celui de Badinter, des premières générations, que des Femens, collectif de la moustache, zone sans relou et autre féministe sexiste.
            Ce n’est pas en clivant, en transformant des expériences douloureuse, en haine, en généralisation que l’on avancera(preuve avec le masculinisme qui ne fera que grossir au fur et à mesure que les revendications de certaines féministes n’auront plus rien à voir avec l’égalité. La guerre des sexes n’est pas un lointain cauchemar mais pourrait bien arriver)

            Merci pour cet échange et les liens, qui ne m’ont malheureusement que conforté dans un vrai problème selon moi avec ce projet croco qui n’est qu’une des parties visible d’un iceberg idéologiquement dangereux(je ne parle évidement pas du féminisme, mais du féminisme sexiste)
            Si vous avez le temps, je vous post 2 articles qui décrit sûrement mieux que moi ce que je penses d’un certain courant féministe. Et c écrit par des femmes en plus

            http://www.megaconnard.com/2013/08/quand-le-feminisme-chavire-dans-les-eaux-radicales/

            http://www.forumfr.com/sujet490597-moralopolis-2050-les-feministes-radicales-ont-pris-le-pouvoir-en-france.html

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          • Et bien écoutez merci.
            J’avais bien précisé que si ça partait dans la mauvaise foi, je n’allais pas continuer jusqu’à ce que mort s’ensuive.
            J’ai envie de remettre la dernière image de mon article…

            Vous êtes justement un bel exemple de mansplaining (et je crois même que vous le savez).
            De plus, quand je vous réponds sur un argument, vous le répétez tout de même sans prendre en compte ma réponse. Je vous ai demandé de parler de façon claire, vous ne faites que mélanger tout et n’importe quoi.
            Si ça vous chante de crier au scandale quand des personnes demandent que cesse le harcèlement de rue, les agressions sexuelles, les viols et autres joyeuseté, allez-y. Ne vous remettez surtout pas en question et continuez à lire des écrits masculinistes au moins vous vous sentirez moins seul.

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    • Je me permet de répondre, pas pour cet interview mais sur l’autre. M’accusez de proviol(en gros) pour ensuite me couper une dernière réponse sur le fil où vous le dites, je trouve cela lamentable.
      Bien sur que je sais que je suis un bel ex de mansplaining, avant de poster j’ai agressé une vingtaine de femmes, dont une moitié de retraités. Et si j’ai une fille je l’appellerai georges…. N’importe quoi.

      Voilà où mène le mansplaining vous venez d’en donner un parfait ex, oui tout le monde doit se remettre en question les femmes également, ou plutôt certaines féministes, c’est pas avec ce genre de comportements que vous rassemblerez du monde, à part les mêmes extrémistes.
      J’ai donné mon avis d’hommes(quelle horreur), enfin d’hommes hétéros bah oui les homosexuelles bizarrement sont plus facilement accepté, de là à parler d’homophobie et d’hétérophobie….
      Pour votre info je ne suis pas masculiniste que je trouve tout aussi ridicule que les féministes sexiste, les 2 nous menant dans une impasse, mais bon c’est tellement plus facile de poser une étiquette sur quelqu’un.
      Le projet croco n’a pas pour but de dénoncer le harcèlement et le viol(pour toutes les raisons invoqués, selon moi, sur les autres fils), et c’est malheureux pour des sujets aussi sérieux. Ce projet ne va que cliver et rendre incompréhensible les revendications de certaines féministes. On a pas combattu l’esclavage en dépeignant tout les blancs avec le chromosome du racisme, ni fait de l’angélisme envers les noirs parce que noirs. Les juifs tous banquiers, tous salauds un petit moustachu a très bien utilisé le juifplaining.

      Si vous n’avez pas comprit mon message tant pis, au moins cet échange aura permit de se rendre compte du fossé abyssal que certaines personnes sont entrain de créer artificiellement.
      Bonne continuation(ne vous sentez pas obligé de laisser ce comment apparaitre, le principal c’est que vous l’ayez lu. Je tenais à vous répondre sur les attaques ad hominem de votre dernier post)

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        • Oui je crois que tu peux arrêter de le publier, il est vraiment catastrophique ce Bordel. Les « gnagnagna et c’est des femmes en plus qui disent que le féminisme radical c’est pô bien » c’était vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase du radotage et de l’idiotie.
          Tu es bien patiente; les hommes comme ça je les laisse pas commenter, ça les enrage encore plus.

          Bref, déjà dit mais très bon article. AK est déjà oublié, pas le Projet Crocodile. Et pour en rajouter encore une couche contre le projet vipère; je me rappelle le dessins de l’homme qui viole une femme à terre en en draguant une autre. Une illustration qu’AK utilise pour nous dire, à nous les femmes, « de ne pas tout mélanger » « la petite drague un peu balourde et le viol ». Myroie avait écrit « on sent son intention de militer véritablement pour les victimes de viol »
          Bref, à gerber.

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          • Merci Savy, j’imagines que la liberté d’expression n’est qu’à sens unique avec vous. Y en a même qui dise que les extrémistes religieux c pô bien, c fou je sais.
            Un parfait ex de la stupidité de notre société qui se communautarise de plus en plus. Moi je dis, vous êtes une femme et ce que vous racontez sur les hommes c’est trop pas ça, d’ailleurs pour parler des hommes faut être un homme d’abord…. Bref le ridicule de la situation est visible pour un cas et pas dans l’autre allez savoir pourquoi.
            Relisez mes posts vous verrez que je n’ai absolument rien contre le féminisme qui est un message universel d’amour et de liberté; mais contre toutes les personnes qui se servent du féminisme(comme certains anti raciste etcetc) pour verser dans une idéologie débilisante, stigmatisante, clivante, haineuse et qui va en plus à l’encontre de l’émancipation féminine(oui je sais qu’est ce que j’en sais….) Prôner légalité par l’inégalité. Si pour vous tout les hommes doivent fermer leur gueule et sont tous des agents du sacro saint empire phallocratique, autant être tout de suite dans la séparation des sexes.

            Probablement du mansplaining. Et que pensez vous du carsplaining, quand une femme, féministe, se fait renverser en vélo par une voiture conduite par un homme?! On n’en parle pas assez.

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