Un étourdissant voyage chez nous

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Sur fond d’images à couper le souffle, le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand passe en revue les problèmes écologiques vitaux actuels.

Illustré d’images superbes en contre-plongée, Yann Arthus-Bertrand a réalisé en 2009 un film (dont il est lui-même le narrateur dans certaines versions) qui ressemble une session de rattrapage pour quiconque souhaite comprendre en 1h30 l’origine de la Vie sur Terre et l’importance de préserver les éléments essentiels à la survie de tous.
Ce film s’appelle HOME.

Notre présence sur Terre et notre vie sont un petit miracle.

L’équilibre qui se réajuste sans cesse est primordial mais fragile.
Nous sommes l’espèce qui a le plus d’impact sur son environnement, sur la planète entière et ce pouvoir augmentant plus vite que notre sagesse a entraîné la situation que nous connaissons aujourd’hui. Celle où une épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes.
En une génération, grâce la découverte et l’exploitation du pétrole notamment, notre lutte pour survivre, pour vivre bien, pour vivre un peu mieux, est devenue une mégalomanie et nous avons commencé à maltraiter ce monde qui est le nôtre et sans lequel nous ne pouvons pourtant pas vivre. Car notre vie dépend de notre corps, qui dépend lui-même des éléments vitaux. Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Les plus riches sacrifient volontiers les plus pauvres sur l’autel des dieux Pouvoir et Argent.
Ne respectant pas les autres individus de notre propre espèce, nous écrasons d’autant plus ceux des espèces différentes.

Le film regorge de faits accablants mais aussi de belles phrases pleines de sagesse.

Nous sommes en train de casser le cycle d’une vie qui nous était offerte.

Voilà comment on transforme une forêt en viande.

Soja, palme, eucalyptus… La déforestation détruit l’essentiel pour produire le superflu.

Où que nous soyons, nos actions se répercutent sur l’ensemble de la Terre. L’atmosphère de notre Terre est une et indivisible. Elle est notre bien commun.

L’heure du bilan

Les neiges du Kilimandjaro et tous les fleuves, ainsi que toutes les vies qui en dépendent ; le méthane capturé par le permafrost sibérien qui risque d’être libéré ; les zones du globes où le réchauffement climatique se fait déjà bien sentir pour les humains ; le pôle Nord qui a perdu 30% de sa surface de glace en 30 ans ; les inégalités entre humains concernant l’utilisation des ressources planétaires…
La liste des sujets abordés est longue mais révélatrice. Notre responsabilité est évidente.

Certains dénoncent la culpabilisation excessive de ce film.

Je pense que, quoi qu’il en soit, c’est une très bonne chose que ce documentaire existe. Le sujet est essentiel, la qualité est largement au rendez-vous.
D’un autre côté, je rejoins ceux qui pensent que (en 2014 encore plus qu’en 2009) l’heure n’est plus à l’observation et à la dénonciation, l’heure est à l’action. Mais Home adopte, dans son dernier quart d’heure, un ton nettement plus optimiste et aborde quelques pistes pour sortir de l’impasse. La critique ne me parait donc pas justifiée.

Si nous voulons continuer à vivre…

Nous savons déjà tous que notre planète se porte mal, que de plus en plus d’espèces se meurent. Si nous voulons continuer à vivre, il nous faut vivre autrement. De nombreuses solutions existent déjà (permaculture, véganisme, décroissance, politique dénataliste, plastique végétal…) ou sont en cours d’amélioration (énergies renouvelables, solutions de nettoyage de zones polluées, de récupération du plastique des océans…). La recherche amènera probablement encore d’autres solutions.

Nous n’avons plus le temps de nous lamenter sur notre sort. Chacun de nous doit changer dans la mesure de ce qui lui est possible. Attendre une solution miracle, attendre que « les autres » règlent le problème, c’est totalement illusoire. Penser que tout ça c’est loin dans le temps et l’espace, c’est totalement faux. Nos générations et surtout les suivantes vont payer le prix de notre égoïsme et de notre immobilisme.
À moins que…

Je vous laisse découvrir l’intégralité du film :

Magnifique, perturbant, anxiogène…
L’horloge tourne, chaque action compte.

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2 commentaires

  1. J’avoue que YAB, je n’aime pas trop. Parce que faire des leçons à tout le monde alors que, côté pollution, il en tient une couche avec son hélicoptère et tous les avions q’il prend. Bref, le « faites ce que je dis, pas ce que je fais »…

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